La Route de la Conquête et autres récits – Lionel Davoust

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Ce qu’en dit la quatrième de couverture

On la surnomme la Faucheuse. Débarquée trente ans plus tôt dans le sud, la généralissime Stannir Korvosa assimile méthodiquement nations et tribus au sein de l’Empire d’Asreth, par la force si nécessaire. Rien ne semble résister à l’avancée de cette stratège froide et détachée, épaulée par des machines de guerre magiques.
Parvenue à l’ultime étape de sa route, elle est confrontée à un nouveau continent – un océan de verdure où vivent des nomades qui ne comprennent pas les notions de frontières ou de souveraineté. Elle doit pourtant affirmer l’autorité impériale car, dans le sous-sol de la steppe, se trouvent des ressources indispensables pour Asreth. Mais après une vie de conquête, Korvosa pourrait bien rencontrer la plus grande magie qui soit… et affronter un adversaire inédit : le pacifisme.

Mon avis

Si vous aviez lu mes billets sur La Volonté du Dragon, Port d’Âmes et La Messagère du Ciel vous savez déjà que j’apprécie beaucoup les livres de Lionel Davoust.
La Route de la Conquête, recueil de six nouvelles situé dans le même univers mais totalement indépendante les unes des autres, a réussi à dépasser mes attentes et a se hisser au niveau de coup de cœur (niveau subjectif certes mais qui mérite d’être signalé).

Mais laissons-là ces remarques pour examiner le recueil dans le détail.

La Route de la Conquête, nouvelle inédite qui donne son nom au recueil, présente un personnage familier pour ceux qui avaient lu La Volonté du Dragon : Stannir Korvosa. Devenue généralissime, elle est confrontée à la conquête d’une peuplade pacifique. Si l’histoire peut sembler classique, le traitement ne l’est pas et le conflit autour des ressources du sous-sol nous rappellent des conflits actuels.

Au-delà des murs, ainsi que quatre autres nouvelles, ont déjà été publié dans des anthologies. N’ayant pas tendance à acheter des anthologies, j’ai apprécié de pouvoir retrouver des récits de l’histoire d’Evanégyre sans avoir besoin de les chercher ailleurs (et ça fait plus joli sur les étagères). Mais revenons-en à l’histoire de cette nouvelle, qui s’interroge avec subtilité et justesse sur le stress post-traumatique que peut éprouver le soldat de retour de bataille. Voilà d’ailleurs deux choses que j’avais apprécié dans ma lecture de La Volonté du Dragon et que je retrouve avec plaisir ici : la guerre n’y est pas juste un élément accessoire de l’intrigue et le simple soldat n’est pas traité comme un pion mais comme un être humain à part entière.

La Fin de l’histoire, présentée sous la forme d’un journal de bord, nous interroge sur les peuples assimilés, visiblement peu enclins à recevoir la paix de l’Empire d’Asreth.

Bataille pour un souvenir a la particularité de se positionner avec les adversaires d’Asreth, les guerriers-mémoires que l’on a entraperçu dans Au-delà des murs. Une très belle nouvelle sur le sacrifice et la perte d’humanité des soldats lors des combats.

La Guerre au bord de la glace, autre nouvelle inédite, se situe à la fin de cet âge d’or de conquête, et nous fait ressentir cette notion d’éternel recommencement, qui fait que la guerre que voulait éviter Asreth et qui a justifié cette expansion territoriale, était finalement inévitable. Le Chartiste et sa « Conscience » apportent une touche « d’humanité » dans cette période trouble.

Quelques grammes d’oubli sur la neige se situe dans une nouvelle ère obscure. Quel contraste avec la toute-puissance d’Asreth observées dans les premières nouvelles !

Terminons avec des remarques sur la mise en page, car outre la magnifique couverture réalisée par François Baranger, j’ai beaucoup apprécié la présentation de chaque nouvelle avec le titre, la chronologie et une citation. Une manière agréable à l’œil de bien séparer les nouvelles dans l’esprit du lecteur. L’historienne que je suis a enfin beaucoup apprécié de retrouver en annexe une chronologie de l’Âge d’Or du Saint-Empire d’Asrethia, situant chaque nouvelle dans sa période.

En conclusion, La Route de la Conquête m’a énormément plu, et ce cycle a tout ce qu’il faut pour être considéré comme incontournable par les amateurs du genre.

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2 réflexions sur “La Route de la Conquête et autres récits – Lionel Davoust

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