Ladyhawke – Joan D. Vinge

Ladyhawke

Pourquoi ce livre ?

Je suis tombée par hasard sur ce livre à Bécherel, et ayant beaucoup apprécié La Reine des Neiges et Finismonde de cet auteur, j’ai eu envie d’essayer ce petit livre. J’ai profité d’un voyage en train pour le lire.

Ce qu’en dit la quatrième de couverture :

« On allait le pendre pour un menu larcin, il s’est évadé de son cachot, il a franchi les murs de la ville, les soldats étaient à ses trousses… et un inconnu lui a sauvé la vie !
Le petit voleur, Philippe Gaston – dit La Souris -, contemple son protecteur: un beau cavalier vêtu de noir, portant au poing une ladyhawke, une fauconne aux yeux de femme… Quel est ce mystère?
Ainsi commence pour l’adolescent une aventure chargée de métamorphoses et de sortilèges, d’épreuves et de victoires, où il découvrira aux côtés du cavalier noir que l’amour triomphe de la malédiction, et que l’amitié vaut la peine d’être vécue. »

Mon avis :

Voilà un roman sympathique, qui même s’il n’est pas le meilleur livre de l’auteur à mes yeux, reste un livre très agréable à lire. L’histoire se déroule au Moyen Âge à Aquila, qui est sans doute la ville italienne portant aujourd’hui ce nom. Dans cette ville gouvernée de main de fer par son évêque, il ne fait pas bon contrarier ce dernier…

Quelques combats, de la magie, des personnages secrets, une histoire d’amour, voilà les ingrédients de cette histoire qui a été adaptée en film dans les années 80. L’histoire me semble connue et est sans doute issue d’un ancien conte, mais l’auteur a su développer ce récit pour en faire un véritable roman qui oscille entre histoire et fantasy. Les personnages restent classique, ce qui est cohérent avec le genre d’histoire racontée, mais le personnage féminin est loin de l’archétype de la damoiselle en détresse.

L’histoire d’amour contrariée constituant le cœur de l’intrigue, je ne peux pas trop vous en parler, mais j’apprécie toujours autant le talent de l’auteur à développer des intrigues amoureuses utiles à l’intrigue générale et dépourvues de niaiseries.

Comme toujours, le style de Joan D. Vinge reste très agréable à lire (même si je soupconne la traduction d’être un brin vieilliote) et vous fera passer un bon moment de lecture.

Je vous conseille donc la lecture de ce roman, qui même s’il est loin du niveau de qualité de La Reine des Neiges, reste de très bonne qualité et se lit rapidement.

Sans Âme – Gail Carriger

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Pourquoi ce livre ?

Quand on s’occupe du challenge victorien, il y a des titres de romans que l’on voit souvent. Sans Âme est de ceux-là. J’ai profité du fait que Gail Carriger soit à Saint-Malo pour enfin me procurer ce livre.

Pour ceux qui font la lecture commune victorienne, laissez-moi vos liens en commentaires de ce billet pour que je puisse le compléter.

Vos beaux billets victoriens : Nathalie a lu Voyage avec un âne dans les Cévennes, Sharon a lu Montmorency : au coeur du complot et Hilde a lu Le fantôme de Canterville. Merci les filles !!!

 

Ce qu’en dit la quatrième de couverture :

 » Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuzio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui ne lui avait même pas été présenté ! Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la Reine Victoria pour démêler l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société victorienne ? »

Mon avis :

Je suis ressortie ravie de ma lecture, ayant besoin d’un livre léger, et celui-ci a parfaitement rempli son office. On sent que l’auteur en a rajouté volontairement pour amuser son lecteur. Ainsi le contraste entre la pruderie toute victorienne d’Alexia et ce qui se passe entre elle et Lord Maccon est très divertissante. Je ne suis pas une grande fan de romance, mais celle-ci a su trouver le ton juste, sans trop d’atermoiements inutiles, pour me satisfaire.

Evidemment, l’univers décrit m’a également beaucoup plu où la bonne société victorienne a complètement intégré le concept de surnaturel et où les vampires et les loups-garous côtoient les humains sans trop de heurts. J’ai ainsi apprécié la manière dont les caractéristiques surnaturelles ont été mises en avant, le danger qu’ils peuvent représenter n’est pas atténué. Le concept d’Alexia la paranaturelle sans âme est une bonne trouvaille dont je vous laisse le plaisir de découvrir tous les tenants et les aboutissants. J’ai d’ailleurs hâte de voir comment toutes ces bonnes idées vont pouvoir être développées dans les tomes suivants.

Le personnage d’Alexia, au caractère rebelle tout en restant d’une grande élégance, m’a beaucoup plu. C’est une femme autonome, « une femelle Alpha » comme dirait Lord Maccon, qui sait se débrouiller toute seule dans une société où il est difficile pour une femme d’exister en tant qu’individu doué de raison. On s’amuse de ses fugues nocturnes, de sa pruderie, de ses amis, de ses réactions. Lord Maccon est un personnage masculin qui forme un excellent tandem avec Alexia, aussi caractériel qu’elle, et des caractéristiques de loup-garou bien développées pour servir l’histoire.

L’écriture, simple et sans prétention, permet une lecture agréable et rapide.

En quelques mots : si vous voulez une lecture qui ne prenne pas la tête, mais qui reste de qualité et sans niaiseries inutiles, je vous recommande la lecture de Sans Âme !

Du côté des challenges

logo challenge victorien

Anna Karénine – Léon Tolstoï

Pourquoi ce livre ?

Une adaptation de ce livre sortant au cinéma le 5 décembre, Adalana a décidé d’organiser une LC  pour que nous puissions enfin nous plonger dans ce grand classique (j’adore le logo de La LC d’ailleurs).

Les billets de mes comparses : Adalana, Malika, Philisine Cave, Sandy

De quoi ça parle ?

Ce livre nous raconte la vie d’Anna Karénine (vous ne vous en doutiez pas n’est-ce pas ?) qui suite à un voyage chez son frère Stépane à Moscou, va entamer une liaison avec un officier. Parallèlement, nous suivons la vie de Lévine, amoureux de Kitty, la belle-soeur de Stépane (vous suivez ?). Voilà pour le début, pour la suite je vous en laisse le plaisir de la découverte.

Mon avis :

Voici un pavé, un peu plus de 1000 pages, que j’ai adoré lire ! Les deux histoires parallèles, celle d’Anna et celle de Lévine, n’ont cependant pas éveillé le même enthousiasme en moi. J’ai nettement préféré celle de Lévine à celle d’Anna, qui devient un peu fatigante au fur et à mesure de la lecture. Mais la pauvre je ne la blâme pas, cela devait être très difficile de se séparer de son époux à l’époque et en plus elle prend de la morphine pour dormir ce qui n’est vraiment pas génial pour la santé psychique.

Mais revenons-en à Lévine, qui a retenu toute mon attention, au travers de sa famille, de ses sentiments envers Kitty et de sa ferme à faire tourner, c’est toute la Russie de cette époque que l’on voit défiler sous nos yeux. On assiste à la fin de l’époque du servage, de ses conséquences sur l’émancipation des paysans ainsi que sur leurs maîtres. Lévine est typique de cette époque, hésitant entre progrès et conservatisme et cherchant le bonheur. Nous qui lisons ce roman 145 ans après sa parution et qui connaissons donc le destin de la Russie, nous pouvons aussi y voir l’Histoire en mouvement : la tentation du communisme, le nihilisme, l’abolition du servage, la fin de l’absolutisme… On ne peut que s’incliner devant le génie de Tolstoï qui a su immortaliser une période si importante de son pays dans un style très accrocheur parsemé de morceaux de français.

Je débute dans la littérature russe mais je perçois ici des différences importantes avec ce qu’on peut lire à cette époque dans l’Europe occidentale : ici pas de suspense concernant les relations amoureuses des personnages, tout est à peu près joué dans la première moitié du livre, l’auteur s’intéressant davantage à ce qui se joue après : comment faire durer un mariage, quelles sont les conséquences d’une liaison. Cela peut être un peu déconcertant quand on a l’habitude que les personnages soient ensemble juste dix pages avant la fin du roman mais finalement on s’y fait. On s’habitue ainsi au quotidien des personnages, au point qu’ils finissent par nous manquer après la lecture.

Anna Karénine n’est pas un de ces livres qu’on oublie facilement et on attendant de retourner en Russie au travers d’un roman je me suis acheté du thé russe pour compenser.

Point pratique :

j’ai lu Anna Karénine en epub trouvé sur le site Ebooks libres et gratuits, et je vous le recommande, car la traduction est fluide, il y a quelques notes pour éclairer la lecture mais pas trop non plus, et pour un livre aussi épais c’est très pratique de le lire sur une liseuse légère avec des caractères larges.

Du côté des challenges

Les héros, ça s’trompe jamais : épisode 1 – Marie Potvin

Pourquoi ce livre ?

Cet ebook est disponible gratuitement, j’ai donc voulu le lire dans le cadre du mois québecois et en lecture commune avec Shelbylee (son billet ici).

De quoi ça parle ?

La présentation du livre disponible sur le site de l’auteur ici :

« Les frères Grondin forment un duo héroïque. Comment?

Il y a tout d’abord l’aîné, Max, digne fils de son père dont la réputation  de briseur de cœurs précède. Max est celui à qui son entourage accorde tous les pouvoirs sur leur vie. Pourquoi? Parce qu’il est une source intarissable de solutions, c’est un homme d’actions. Protecteur jusqu’à la moelle, il se portera à la défense de ceux qu’il aime sans regard pour son confort. Pourtant, lorsque Max, sûr de lui, porte secours à Bernise Tousignant, il est saisi par la beauté de la jeune femme. Toutefois, Bernise a peur de lui et de tout ce qu’il représente, elle lui file entre les doigts, devenant pour ce héros une réelle problématique. Étant un homme de défis, saura-t-il gagner à la fois la confiance de la jeune femme et finir par vraiment comprendre le réel sens de l’amour?

Puis il y le sombre et ténébreux Philippe. Veuf depuis deux ans suite à la mort tragique d’une femme qu’il a adorée, il s’enfonce depuis ce temps dans le travail et son rôle de père, fermé à tout ce que la vie pourrait lui offrir. Un jour, par un concours de circonstances, Sophie Bertrand est engagée comme adjointe administrative. Cette jeune femme aux allures de pauvresse envoûte peu à peu l’homme qui préfère l’ombre à la lumière. De plus, Sophie camoufle un secret qui la rend encore plus troublante. Philippe devra combattre ses démons, sa famille s’il désire un jour connaître le bonheur. »

Qu’est-ce que j’en pense ?

Ici nous sommes clairement dans de la romance, tendance chick-litt (affirmation dans la limite de mes connaissances de ce genre). Dans ce premier épisode, qui se lit en une heure, on assiste principalement à une mise en situation avec la rencontre entre eux des protagonistes. La lecture est agréable et les personnages sont prometteurs, j’ai envie d’en savoir plus à leur sujet. Même si je me doute un peu de qui va finir avec qui, j’ai quand même bien envie de lire la suite (à 0,99€ l’épisode on ne va pas se priver^^) pour avoir un avis plus étoffé et rester en compagnie de Bernise et les autres personnages. En plus j’ai lu quelques avis positifs sur le reste de la saga notamment chez Pauline qui me donne envie de poursuivre

A tester !

Lu dans le cadre du mois québecois de Karine

 

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