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Lu #1

En ce premier lundi de l’année 2017, je vous partage une idée d’article que j’ai eu pour ce blog : Lu ! Cela consiste simplement à vous parler de mes lectures de la semaine, de manière plus succincte peut-être, mais qui du coup se veut plus exhaustive. C’est parti !

cal-de-terCal de Ter tome 1 de P.J. Hérault

Un homme se trouve livré à lui-même sur un monde inconnu après la destruction de la Terre. Au contact d’une civilisation qui se trouve au début de son Histoire, il veut lui éviter les mêmes ennuis. Y parviendra-t-il ?

Avec les trois premiers romans que constituent cette intégrale 1, P.J. Hérault a entamé un grand cycle de science-fiction pétri d’humanité, où beaucoup de questions morales sont abordées tout en restant dans un rythme rapide à la lecture agréable. La suite semble donc fort prometteuse et il faudra que je me la procure.

3303-14742gai-luron-tome-10-gai-luron-tire-une-tronche-pas-possibleGai-Luron tire une tronche pas possible tome 10 de Gotlib

Suite au décès de Gotlib, j’avais très envie de relire quelques Gai-Luron.

Gai-Luron est un chien bipède qui parle, et dont les histoires humoristiques n’ont pas pris une ride. Il est difficile de vous parler, mais je vous recommande de tester si vous ne connaissez pas.

fondateurs-ta-shimaLes fondateurs de Ta-Shima par Adriana Lorusso

Dans les tomes précédents, nous avions découvert Ta-Shima, planète étrange et sauvage où les habitants vivent dans une société bien différente de celles des humains des autres planètes. Ici nous en découvrons les origines.

Ta-Shima est une de mes séries préférées de science-fiction, intelligente et abordant beaucoup de thèmes sociologiques tout en nous dépaysant sur une planète étrange. L’écriture est fluide et addictive, et l’on se retrouve vite à la fin du livre tant l’on est pris dans l’histoire. Si vous ne l’avez pas lu je vous la recommande absolument. Si vous avez déjà lu les autres, vous adorerez celui-ci car il permet de connaître les origines du monde que vous aimez déjà.

Et vous, qu’avez-vous lu la semaine dernière ?

 

 

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Kafka à Paris – Xavier Mauméjean

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Septembre 1911, Franz Kafka et Max Brod débarquent à Paris. Les deux jeunes écrivains, encore débutants, laissent derrière eux leurs fastidieux emplois de bureau, sans compter, pour Franz, une famille étouffante. Voilà ce que l’on sait de source sûre. Autrement dit : rien concernant ce qui leur advint dans la capitale. Heureusement, Xavier Mauméjean, la plume alerte, poursuit leur voyage. Voici nos deux Praguois découvrant la gouaille des prostituées, les cabocheurs des Halles, les labyrinthes du Bon Marché, les coulisses du métro, les cabarets louches, le ratodrome de Neuilly… Ils croisent même un certain Apollinaire suspecté d’avoir volé la Joconde.
Franz et Max prennent la vie à bras le corps, souvent pour rire, parfois en mourant de peur ou roués de coups. Mais l’époque est belle.

Franz Kafka et Max Brod partent en vacances à Paris, Xavier Mauméjean imagine ce qu’il aurait pu se passer. Le sujet ne m’attirait pas plus que ça, mais la plume de l’auteur est belle.

 » L’homme, l’air madré, au fait de son importance, avait le bagout du portier dans Macbeth, prêt à envoyer paître le diable lui-même sous ses divers noms, n’ouvrant qu’à son bon plaisir. »

On découvre un roman joyeux, où Kafka et Brod ont quelques déboires de voyage dont on rit et croisent un Paris étrange, loin des sentiers battus.

« Située face à la rue Pavée, la Laiterie du Paradoxe tenait son nom de ce que l’on y vivait à rebours, la nuit et jamais en journée, et qu’il s’y disait des choses impossibles. Tenancier et consommateurs avaient la tête tournée comme du lait. »

Loin du cliché habituel d’un Kafka dépressif, on découvre un jeune homme plein d’entrain et aventureux. On sent tout de même les sentiments qui parsèmeront son oeuvre plus tard.

C’est donc un roman truffé de références littéraires et historiques pour qui sait les saisir (je pense en avoir manqué beaucoup n’étant pas une grande lectrice de Kafka) mais qui n’alourdissent pas l’ensemble. On retrouve avec plaisir d’autres personnalités de l’époque.

Le tout, frais et léger, est une lecture d’été idéale, à un moment où tel Kafka et Brod, nous rentrons de nos vacances…

A lire aussi de l’auteur : Car je suis légion 
A63115

Anne de Bretagne, duchesse insoumise 1488-1491 – Catherine de Lasa (Club de lecture 1)

A63115Partage le journal intime d’Anne, et vis avec elle le destin exceptionnel d’une jeune fille en guerre contre le roi de France.

« 1488. Le roi de France, Charles VIII voudrait m’interdire de porter mon titre et obtenir ma tutelle. Moi, la fille aînée du duc de Bretagne, je n’aurais pas le droit de porter le titre de duchesse ? Je suis chef d’un Etat souverain, qui frappe monnaie et tient son pouvoir de Dieu. Mon conseiller pense que je dois m’y opposer.
– Et si cela provoque la guerre ?
– Eh bien, la guerre ! Vous allez convoquer à Vannes le parlement de Bretagne. En ces temps difficiles, tout le pays doit être derrière vous. »

Ce livre m’a été prêté par une des enfants que je garde et j’ai pris un grand plaisir à le lire.

Commençons un peu par présenter la collection : Mon histoire présente de grands moments historiques vus à travers les yeux d’une enfant ou d’un adolescente qui écrit dans son journal intime. C’est le quatrième livre que je lis de cette collection, je peux donc vous dire que celle-ci est excellente et cela pour plusieurs raisons :
– C’est bien écrit
– Cela se tient sur le plan historique (avec même une chronologie à la fin)
– Les personnages ne sont pas épargnés par les problèmes, ce qui fort agréable pour des livres jeunesses.
– Tous les personnages principaux sont féminins (et ça fait du bien)

Passons au livre sur Anne de Bretagne. Puisque je vis à Rennes, j’étais bien sûr obligée de déjà la connaître mais j’avoue que je ne connaissais pas tout les détails des épreuves qu’elle a traversé. J’ai d’ailleurs eu grand plaisir à redécouvrir cette ville par les yeux d’Anne et on sent que l’auteur a fait pas mal de recherches sur le personnage et les lieux qu’elle a occupé.

Oubliez tous vos a-priori sur les livres niais de princesses, ici Anne perd son père, se fait trahir par ses proches, est endettée et risque de subir un mariage forcé. Tous les enjeux sont plutôt bien expliqués et reste compréhensibles pour un enfant de 9-10 ans. La narration à la première personne fait que l’on se sent très proche d’Anne, et l’on a souvent le cœur serré quand on lit tout ce qui lui arrive.

Si vous ou un enfant de votre entourage avez envie de découvrir la vie d’Anne de Bretagne, je ne peux que vous recommander ce livre qui constitue une bonne introduction.

club-lecture-292x300 Puisque je vais passer une bonne partie de l’été à Rennes, voici ma première participation au Club de lecture d’été.

Portdames

Port d’Âmes – Lionel Davoust

Portdames« Rhuys ap Kaledán est un héritier déchu.Tout juste libéré de la servitude et des galères, il rejoint la cité franche d’Aniagrad, où tout se vend et tout s’achète, pour reconquérir l’honneur de sa famille. L’occasion lui en est rapidement donnée : Edelcar Menziel, un ancien ami de son père, lui propose de travailler sur la conversion dranique, un procédé perdu depuis des siècles qui permettrait de réaliser des machines magiques.  Résolu à tracer son chemin dans la haute société de la ville,  le jeune homme s’investit de tout son cœur dans le projet.
Mais bientôt, coincé entre des intrigues politiques et son amour pour une mystérieuse jeune femme qui vend des fragments de son âme pour survivre, Rhuys découvre que le passé recèle des secrets bien sombres et tortueux. Aux prises avec l’ambition, la duplicité et le mensonge, il devra se montrer plus rusé que ses ennemis s’il veut atteindre son but sans perdre son âme. »

Voilà un livre dont je veux vous parler depuis quelques temps, mais j’ai eu du mal à le faire. Trêve de faux suspense, je l’ai adoré et je vous le recommande, c’est dit.

Port d’Âmes est un roman de fantasy, mais aussi d’apprentissage où Rhuys découvre la ville d’Aniagrad et les subtilités des intrigues qui s’y déroulent. Un regard idéal pour nous les lecteurs, qui nous permet d’appréhender cet univers étrange où l’on tente de redécouvrir des technologies passées au rang de mythologies. Rhuys tâtonne, fait des erreurs, mais progresse et apprend. Cet apprentissage « classique » est doublé par celui des souvenirs vendus par une jeune femme, occasion de très beaux passages sur l’importance de la mémoire.

L’intrigue est prenante, le style ciselé, les personnages complexes à l’image de la ville, les réflexions poussées. Tout cela donne un grand roman.

logo 15aine imaginaireLes billets publiés hier dans le cadre de la quinzaine de l’Imaginaire :

Si vous voulez nous rejoindre c’est tout simple, publiez un billet dans le thème et mettez le moi en commentaires dans le billet du jour, je le mettrai en lien du billet du lendemain. Aujourd’hui, on parle d’un livre français si ça vous dit 🙂

 

rais

La dernière nuit du Raïs – Yasmina Khadra

rais« Longtemps j’ai cru incarner une nation et mettre les puissants de ce monde à genoux. J’étais la légende faite homme. Les idoles et les poètes me mangeaient dans la main. Aujourd’hui, je n’ai à léguer à mes héritiers que ce livre qui relate les dernières heures de ma fabuleuse existence.
Lequel, du visionnaire tyrannique ou du Bédouin indomptable, l’Histoire retiendra-t-elle ? Pour moi, la question ne se pose même pas puisque l’on n’est que ce que les autres voudraient que l’on soit. »
Avec cette plongée vertigineuse dans la tête d’un tyran sanguinaire et mégalomane, Yasmina Khadra dresse le portrait universel de tous les dictateurs déchus et dévoile les ressorts les plus secrets de la barbarie humaine.

Voilà un très beau livre. Pourtant, l’histoire qu’il raconte est loin de faire rêver. Celle de Mouammar Kadhafi, dictateur qui n’est plus à présenter. Mais au-delà de cette image de tyran mégalomane, comment se percevait-il ?

C’est la question à laquelle l’auteur essaie de répondre, et il le fait avec un grand talent. Il réussit à nous rendre la plongée dans cette psyché malade intéressante, sans jamais nous le rendre sympathique.

« La Libye me doit tout. Si elle part en fumée aujourd’hui, c’est parce qu’elle est indigne de ma bonté. Pars donc en fumée, maudite patrie. Ton ventre est infécond, aucun phénix ne naîtrait de tes braises mourantes. »

Un roman qui a su me charmer par son style poétique et ses très belles phrases, qui loin d’atténuer l’horreur des faits racontés, l’ont rendu plus marquant. J’aurais aimé vous en dire plus, mais c’est un roman qui se vit plus qu’il ne se raconte. Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

A lire absolument, même si le sujet ne vous attire pas.

Merci aux #MRL15 pour cette découverte !

les peaux épaisses

Les peaux-épaisses – Laurent Genefort

les peaux épaissesLark et Roko : deux mercenaires parmi les plus doués et les plus chers. Le premier est un ancien peau-épaisse, un humain modifié pour résister aux conditions de travail dans l’espace. Après trente ans de métier, il décide de raccrocher et de rejoindre les siens. Le second, formé par Lark, déteste les Peaux-Epaisses. Depuis une affaire qui a mal tourné, il les chasse pour revendre leurs peaux, véritables combinaisons spatiales vivantes. Quand on l’engage pour éliminer le clan de Lark, son chemin va à nouveau croiser celui de son ancien mentor. Lark parviendra-t-il à retrouver et sauver son clan ? Et Roko assouvira-t-il enfin sa vengeance ? Une seule certitude : il y a des comptes à solder… d’un côté comme de l’autre.

Partant d’un duel au sommet entre un mercenaire et son ancien disciple digne d’un western, ce roman brasse beaucoup de thèmes intéressants, en particulier celui du transhumanisme. A partir de quand les manipulations génétiques font de celui qui les subit un non-humain ? Les peaux-épaisses, modifiés pour vivre dans l’espace, nous permettent de réfléchir à la question.

Le tout est situé dans un univers futuriste où les humains vivent dans des stations spatiales faites de bric et de broc, où même avoir de l’oxygène coûte cher.

Si je me suis parfois perdue dans le jargon technique, l’auteur sait ne pas en abuser et nous livre un récit fluide où la peinture des caractères prédomine sur la technologie.

Un roman à lire absolument ! De mon côté, je mets dans mes bonnes résolutions 2016 de lire davantage de livres de Laurent Genefort !

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Lasser – Dans les arènes du temps – Sylvie Miller et Philippe Ward

lasser1937. Le Caire. Ils sont fous, ces Romains ! Quand la déesse Isis lui ordonne de partir à Pompéi récupérer une statue volée, Lasser se demande dans quel pétrin il va bien pouvoir se fourrer. Son instinct ne le trompe pas: là-bas, il doit tour à tour frayer avec la Mafia, travailler pour Jupiter, affronter la colère d’un volcan et… devenir l’assistant de Fazimel.
L’affaire se complique encore lorsque, par accident, Lasser est propulsé dans les arènes du temps,  là où les dieux eux-mêmes n’osent pas mettre les pieds.
Tentatives de meurtre, complots en tous genres, poursuites échevelées, ces aventures vont faire émerger de nouvelles facettes des deux détectives.

Pour ceux qui l’ignoreraient encore, je suis une grande fan de cette série d’enquêtes qui se déroulent dans un univers alternatif au nôtre, où les dieux existent et dominent les humains.
Dans ce nouvel opus, Lasser et son assistante Fazimel quittent l’Égypte pour l’Empire romain le temps de deux enquêtes. Difficile d’en parler sans trop en dire sur les tomes précédents, mais j’ai apprécié l’alternance des points de vue de Lasser et Fazimel, qui est très bien gérée. Il est très agréable de voir les personnages évoluer et c’est avec un petit pincement au cœur qu’on les quitte en attendant de nouvelles aventures.
Mais ce qui fait tout l’intérêt de cette série de livres, c’est son univers très bien travaillé. C’est un régal d’observer les changements entre cette réalité et la nôtre, et de voir le tout s’étoffer au fil des romans, en incluant de plus en plus de mythologies différentes. C’est un régal pour tous les amateurs d’histoire et d’uchronie comme moi.
Un bon livre qui donne le sourire, ça fait du bien et on en redemande !

La revalorisation des déchets – Sébastien Gendron

la revalorisation des déchetsCe qu’en dit la quatrième de couverture :

« Après avoir exercé ses talents aux côtés d’un parrain de la mafia niçoise, Dick Lapelouse a décidé de s’établir à son compte comme tueur à gages à prix discount. Pour 259,00 €, il fait disparaître à peu près n’importe lequel de ces salauds ordinaires qui vous pourrissent le quotidien.

Son affaire est florissante jusqu’à ce que débarque Carlos Llanos – prétendument fils d’une crevure de premier ordre que Dick doit à tout prix éliminer. Mais très vite, tout se détraque. Y compris le subconscient de notre héros qui ne cesse de le torturer sous la forme d’une envahissante créature blonde.

À la croisée de Bertrand Blier et des westerns spaghetti de Quentin Tarantino, la plume déjantée et l’humour noir décapant de Sébastien Gendron dynamitent les codes du polar. »

Mon avis :

Voilà un roman tout à fait situé dans notre contexte actuel. C’est la crise et le marché du low-cost prend des formes… insoupçonnées.

Dick Lapelouse est un tueur à gages qui a décidé d’exercer à bas prix afin d’aider les gens ordinaires à se débarrasser des salauds du quotidien, ceux que la justice n’arrive pas à attraper. Son affaire fonctionne bien jusqu’à qu’arrive un client un peu spécial.
Ce livre est très amusant et la référence aux films de Bertrand Blier et de Quentin Tarantino en quatrième de couverture n’est pas usurpée. Le concept est original, les personnages atypiques (mention spéciale pour la secrétaire), le tout est drôle.

De plus, le roman est aussi une réflexion intéressante sur le fait d’ôter la vie d’un être humain. Dick Lapelouse demande toujours à ses clients de réfléchir et de s’impliquer dans leurs actes de vengeances. Loin d’un simple contexte impossible, l’auteur a pris le temps de réfléchir au moyen de rendre l’entreprise de Lapelouse légale (pas dans le fond bien sûr, mais sur le forme). Quand aux problèmes que va rencontrer le personnage, je vous laisse le soin de le découvrir….

En bref, si vous voulez du roman noir amusant mais pas dénué de réflexion, je vous recommande La revalorisation des déchets !

Les vieux fourneaux tome 2: Bonny and Pierrot – Lupano et Cauuet

Bonny_and_Pierrot_Les_Vieux_Fourneaux_tome_2Ce qu’en dit la quatrième de couverture :
« Bien sûr que si, vous en avez des baguettes ! Bien sûr que si ! Allez vous faire voir, avec vos transcendantales à la farine de meule et vos prolégomènes à l’ancienne et tous vos noms à la mords-moi le fion !!! J’irai chercher mon pain ailleurs ! »
Mon avis :
Commençons par le fait que je suis bien d’accord avec cette histoire de noms de pains, dès que je change de boulangerie il faut que je retienne des noms de pains invraisemblables.
Mais revenons à ce deuxième tome des vieux fourneaux, où l’on voit les vieux activistes en action ! J’ai bien ri à la lecture de leurs attentats gériatriques ! Voilà une bande dessinée qui sait réconcilier les générations entre elles, l’exemple du viajeune est très intéressant sous couvert d’amusement. La bande dessinée se permet même une parenthèse ecolo à la fin.
Les personnages sont toujours aussi formidables et on est ravi de les retrouver ! J’apprécie toujours autant le dessin, on a rarement aussi bien dessiné des personnages âgées.
Un deuxième tome à l’humour aussi savoureux que le précédent, vivement la suite !

L’Ingénue libertine – Colette

ingénue libertineCe livre m’a été prêté par une amie du club de lecture. Un grand merci à elle !

Ce qu’en dit la quatrième de couverture :

« Élancée, des yeux noirs superbes, des cheveux si blonds qu’ils paraissent argentés, Minne est une ravissante personne adorée par sa maman. Elle suit les cours des demoiselles Souhait pour y rencontrer des jeunes filles bien élevées et, à l’occasion, s’y instruire… Tout a été arrangé pour que Minne ait une vie des plus douillettes. Mais Minne rêve d’autre chose, elle veut connaître ce qu’elle appelle l’Aventure.

Mariée, déçue, humiliée, mais maintenant renseignée et ayant compris que l’Aventure, c’est l’Amour, Minne va alors chercher avec détermination l’homme qui lui donnera ce bonheur merveilleux dont toutes les femmes qu’elle connaît parlent, et tous les livres aussi. »

Mon avis :
Ce livre était surtout pour moi l’occasion de découvrir Colette, que je ne connaissais jusque là que de nom.
Il m’a été un peu difficile de rentrer dans le livre, car Minne est un personnage très horripilant. Surprotégée par sa mère, elle s’invente une vie parallèle où un homme endormi au coin d’une rue serait en fait un chef de brigands éperdument amoureux d’elle. Perdue dans ses rêves, elle finit par fuguer une nuit et même si rien de grave ne se passe, elle doit épouser son cousin Antoine, amoureux d’elle depuis longtemps. La deuxième partie du roman, où on la retrouve en jeune femme cherchant l’amour est plus agréable. On peut davantage comprendre Minne qui quitte son monde fantasmagorique pour la réalité.
Si j’ai réussi à poursuivre ma lecture malgré l’antipathie que j’ai pour Minne, c’est grâce à l’écriture de Colette. Simple et élégante, elle est très agréable à lire. J’ai aussi beaucoup apprécié la manière moderne dont elle parle de la condition et de la difficulté de devenir une femme à cette époque.
Une jolie découverte de Colette qu’il faudra que je poursuive.

L’ingénue libertine
Colette
Editions Le Livre de Poche
1909
4,60€