Je lis, Littérature française, Littérature jeunesse

Anne de Bretagne, duchesse insoumise 1488-1491 – Catherine de Lasa (Club de lecture 1)

A63115Partage le journal intime d’Anne, et vis avec elle le destin exceptionnel d’une jeune fille en guerre contre le roi de France.

« 1488. Le roi de France, Charles VIII voudrait m’interdire de porter mon titre et obtenir ma tutelle. Moi, la fille aînée du duc de Bretagne, je n’aurais pas le droit de porter le titre de duchesse ? Je suis chef d’un Etat souverain, qui frappe monnaie et tient son pouvoir de Dieu. Mon conseiller pense que je dois m’y opposer.
– Et si cela provoque la guerre ?
– Eh bien, la guerre ! Vous allez convoquer à Vannes le parlement de Bretagne. En ces temps difficiles, tout le pays doit être derrière vous. »

Ce livre m’a été prêté par une des enfants que je garde et j’ai pris un grand plaisir à le lire.

Commençons un peu par présenter la collection : Mon histoire présente de grands moments historiques vus à travers les yeux d’une enfant ou d’un adolescente qui écrit dans son journal intime. C’est le quatrième livre que je lis de cette collection, je peux donc vous dire que celle-ci est excellente et cela pour plusieurs raisons :
– C’est bien écrit
– Cela se tient sur le plan historique (avec même une chronologie à la fin)
– Les personnages ne sont pas épargnés par les problèmes, ce qui fort agréable pour des livres jeunesses.
– Tous les personnages principaux sont féminins (et ça fait du bien)

Passons au livre sur Anne de Bretagne. Puisque je vis à Rennes, j’étais bien sûr obligée de déjà la connaître mais j’avoue que je ne connaissais pas tout les détails des épreuves qu’elle a traversé. J’ai d’ailleurs eu grand plaisir à redécouvrir cette ville par les yeux d’Anne et on sent que l’auteur a fait pas mal de recherches sur le personnage et les lieux qu’elle a occupé.

Oubliez tous vos a-priori sur les livres niais de princesses, ici Anne perd son père, se fait trahir par ses proches, est endettée et risque de subir un mariage forcé. Tous les enjeux sont plutôt bien expliqués et reste compréhensibles pour un enfant de 9-10 ans. La narration à la première personne fait que l’on se sent très proche d’Anne, et l’on a souvent le cœur serré quand on lit tout ce qui lui arrive.

Si vous ou un enfant de votre entourage avez envie de découvrir la vie d’Anne de Bretagne, je ne peux que vous recommander ce livre qui constitue une bonne introduction.

club-lecture-292x300 Puisque je vais passer une bonne partie de l’été à Rennes, voici ma première participation au Club de lecture d’été.

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Littérature jeunesse, Littératures de l'imaginaire

Bilbo le Hobbit – J.R.R. Tolkien [Mon livre préféré]

Je rêve d’avoir un trou de hobbit ce doit être si agréable à habiter

(mais je me contenterais de cette carte en poster pour le moment).poster-affiche-the-hobbit-carte-lonely-mountain

Attention, cette chronique n’est absolument pas objective. Bilbo le Hobbit est mon livre préféré et je vais tant bien que mal vous expliquer pourquoi (et je l’espère vous donner envie de le lire à votre tour). J’ai fait cette enième relecture (peut-être la 10e je ne compte plus) en compagnie de Coralie (merci beaucoup pour la proposition j’ai été ravie de le lire en même temps que toi !). Son avis très enthousiaste est à lire ici.

Mais passons un peu au livre. Pour ceux qui n’en aurait jamais entendu parler, il raconte l’aventure d’un hobbit nommé Bilbo qui vit dans un trou très bien aménagé dans la Comté. Il est brusquement sorti de sa routine par le magicien Gandalf et une troupe de nains qui l’embarquent dans un long périple jusqu’à la Montagne solitaire où les attendent un dragon.

Alors pourquoi j’aime tant ce livre ? J’ai essayé d’en faire l’analyse pour vous. Ce livre est mon livre-doudou, le livre qui me réconforte à coup sûr en cas de chagrin et j’aime le relire tous les ans aux alentours de la période de Noël. Tout d’abord, ce livre est un livre pour enfant et il me permet quelque part de renouer avec l’enfant que j’étais. Le ton en est simple, les moments dramatiques volontairement atténués (même s’il y en a bien entendu). Il est confortable de lire Bilbo, tranquillement chez soi. Cependant, c’est un livre qui n’est pas non plus exempt de peine et de dangers, il a juste su trouver le juste milieu entre trop dramatique et naïveté.

Evidemment, j’en apprécie aussi beaucoup l’ambiance et j’aime comment Tolkien a su créer tout un monde autour du voyage de Bilbo et de ses compagnons. Les nains sont loins d’être un groupe indistinct et possèdent plus ou moins une personnalité qui leur est propre. Gandalf possède un côté mystérieux et Gollum nous touche par son mélange de méchanceté et de vulnérabilité. Les paysages ne sont pas en reste et l’on explore avec plaisir les montagnes, la dernière maison simple et bien entendu Mirkwood la grande forêt. On côtoie aussi les elfes et les hommes, on affronte les gobelins, les wargs, les araignées et Smaug le dragon. D’ailleurs, pour ceux qui n’auraient jamais lu l’oeuvre de Tolkien, je vous recommande de commencer par Bilbo plutôt que par Le Seigneur des Anneaux dont il fait une excellente introduction (même si le ton en est très différent). En plus, ce n’est pas un livre très long, il se lit en quelques jours.

Enfin, la raison pour laquelle j’aime tant ce livre c’est à cause de son personnage principal. Bilbo est le personnage lambda, qui jusqu’au début de son aventure n’a rien accompli de particulier. Mais Gandalf détecte en lui l’âme d’un aventurier et il a bien raison. Bilbo se découvre tout au long du récit des capacités de réflexion et de stratégie qu’il ne se soupçonnait pas, et acquiert ainsi le respect de ses compagnons. C’est pour cela qu’il est si facile de s’y identifier car cet aventurier n’est au début qu’un hobbit qui a oublié son mouchoir avant de partir…

C’est pour cela que ce livre me redonne toujours la pêche, il encourage le lecteur à sortir de sa zone de confort (symbolisée par le trou de hobbit et le côté Baggins de Bilbo) et à écouter son côté aventureux (son côté Took). Alors, si ce n’est pas déjà fait, partez à l’aventure avec Bilbo vous ne reviendrez pas déçu du voyage.

Challenge "Il était une fois dans l'Ouest", Littérature américaine, Littérature jeunesse, Oldies

La petite maison dans les grands bois – Laura Ingalls Wilder

la petite maison dans les grands bois

Pourquoi ce livre ?

Comme à peu près tout le monde, j’ai regardé quelques épisodes de la série La petite maison dans la prairie et une amie a eu la gentillesse de me prêter ce livre écrit par la véritable Laura Ingalls et qui est le premier de la série.

Ce qu’en dit la quatrième de couverture :

Il y a un siècle, quelle pouvait être  la rude existence d’une famille de pionniers, loin des villes, tout au nord des Etats-Unis ?  Travaux et soucis ne manquent pas pour Mary, Laura et leurs parents, mais il y a aussi des jours de fête dans ces grands bois encore peuplés de bêtes sauvages.

Tous les enfants des Etats-Unis sont passionnés par les livres de Laura Ingalls Wilder.

Mon avis :

Bien que ce livre soit clairement orienté jeunesse, j’en ai beaucoup apprécié la lecture. Ce livre est en effet un témoignage unique de la vie au XIXe siècle au nord des Etats-Unis. Une vie rude, à la limite de la survie, et qui est difficile à appréhender à notre époque, en particulier pour une Européenne. On a du mal à se rendre compte que ces gens vivaient très isolés les uns des autres, qu’ils ne voyaient personne durant des semaines entières, et que sans un travail constant ils pouvaient tout perdre du jour au lendemain. Pour autant, ce livre n’est pas du tout misérabiliste, et Laura nous dépeint une enfance heureuse auprès de sa famille dans sa petite maison « si confortable » qui la garde à l’abri des ours et des loups. Il y a également des moments de fêtes et de rassemblements joyeux.

Pour la comparaison avec la série TV, cette dernière narre une période de la vie de Laura qui sera racontée dans les autres tomes donc je ne peux pas vraiment me prononcer. Mais je me rappelle avoir été impressionnée enfant par la rudesse du climat hivernal dans certains épisodes. Le caractère des personnages me semble également assez proche dans le livre et dans la série.

Je vous recommande donc vivement de lire ce monument de la littérature américaine, qui en plus se lit assez vite. Pour ma part, je compte bien continuer à découvrir les souvenirs de Laura.

Du côté des challenges :

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Littérature jeunesse

Chroniques de l’archipel – Tome 1 : Le trésor des Okalus – Geoff Rodkey

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Pourquoi ce livre ?

Voici le livre gagné à l’occasion de Masse Critique de Babelio, et je remercie beaucoup Babelio et les éditions du Seuil !

Ce qu’en dit la quatrième de couverture :

 » Dans l’archipel de Maw, paradis des plus cruels pirates, on tue pour une simple pièce d’or. Mais pourquoi en vouloir à Egbert, qui ne possède rien ? S’il veut sauver sa peau, le garçon doit comprendre… Pourquoi sa famille a-t-elle disparu ? Qu’avait découvert son père qui semble attiser toutes les convoitises ? Serait-ce lié au légendaire trésor des Okalus, premiers habitants des îles, aujourd’hui presque disparus ?

Aux côtés de Millicent, ravissante fille d’un horrible homme d’affaires, et de Tripoux, un sauvageon roublard, Egbert quitte son île natale pour la Grande Aventure. A la découverte des mystères de l’archipel de Maw ! »

Mon avis :

J’avoue ne pas avoir été très emballée par cette lecture. La faute en est selon moi, à un problème de rythme qui rend l’intrigue lente à démarrer. L’aventure en tant que telle ne commence véritablement qu’aux alentours de la centième page ce qui est très long, même si le roman se lit assez vite. Par contre je ne sais pas si les jeunes lecteurs, qui lisent naturellement un peu plus lentement, seront aussi patients que moi.

Le début de l’histoire nous dépeint donc Egbert, benjamin de la famille et victime de la violence de ses aînés. Peut-être que ceux qui ont des frères et soeurs plus âgés souriront à l’évocation de ses misères tout en se rappelant leurs anciennes chamailleries, peut-être que certains enfants se sentiront solidaires d’Egbert, mais moi je suis fille unique alors autant de temps passé à évoquer ce genre de choses m’ennuie prodigieusement.

Passés ces cent pages, l’action et l’aventure démarrent enfin, même si je n’étais plus assez enthousiaste pour pouvoir vraiment les apprécier. On appréciera que le Code Pirate empêche visiblement de s’en prendre aux enfants (on peut s’en procurer un exemplaire à votre avis ?) ce qui fera de certains pirates des alliés inattendus, tandis que d’autres pirates n’ont aucun problème à provoquer des combats à morts entre deux enfants, ce qui me semble plus réaliste (moi cynique ?).

Quant au fameux trésor, vous en saurez plus au fil de l’intrigue, mais la suite me paraît assez prometteuse de ce côté-là.

Par contre, je trouve la couverture plutôt jolie pour un livre jeunesse, avec des paillettes dorées (on les voit un peu sur la photo), ce qui en fait un bel objet.

En bref : un livre sympathique, mais pas inoubliable, la suite semble cependant plus prometteuse.

Du côté des challenges

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Littérature jeunesse

Fantômette viendra ce soir – Georges Chaulet

Pourquoi ce livre ?

J’ai eu envie de relire ce livre après l’annonce du décès de Georges Chaulet. En plus, George organise un challenge Fantômette, en hommage à l’auteur c’était donc l’occasion idéale de s’y remettre !

Ce livre a été également lu durant le Concours STAR de Liyah

La 4e de couverture

 » Le motocycliste s’arrête devant une bijouterie, lance un pavé dans la vitrine… Crac ! Il va sûrement la dévaliser. Non ! Il s’en va, sans rien emporter. Trois minutes plus tard, il force la porte d’une banque, mais n’entre même pas dans le bâtiment. Intriguée par ce singulier voleur qui ne vole rien, Fantômette se lance dans l’enquête la plus difficile de toute sa carrière de justicière. Engagée dans une lutte à mort contre un adversaire qui escamote les bouddhas en or massif comme s’il s’agissait de simples cartes postales et qui a su rendre invisible la grande Ficelle, Fantômette sait qu’une seconde de retard peut lui être fatale. Cette fois, il ne suffit pas d’arriver à temps. Il faut encore devancer l’ennemi… »

Mon avis

Cette relecture d’une aventure de Fantômette a été charmante, tout comme celle des deux autres Fantômette dont je vous parlerai prochainement. Ici, Fantômette n’est plus une simple écolière qui veut des enquêtes entre deux cours, mais elle est une justicière reconnue de tous et elle est engagée par M. Panazol pour protéger un bouddha en or.

« Selon les croyances hindoues, il aurait été sculpté et fondu à la ressemblance de Siddharta Gautama Bouddha, le fondateur de la religion bouddhiste. Cette statuette serait donc vieille de deux mille cinq cents ans. »

Étrangement  seules deux personnes n’ont pas fait le rapprochement entre la célèbre Fantômette et Françoise : Ficelle et Boulotte, les deux acolytes habituelles de cette série d’enquêtes. Comme toujours, ces deux personnages font un pendant comique à l’enquête policière que doit résoudre Fantômette.

 » La petite valise de Françoise est prête depuis longtemps.

Celle de Boulotte, bourrée de pains d’épice , de biscuits et de chocolat, est prête également. Prête à éclater d’un instant à l’autre.

Quant à Ficelle, elle a passé une demi-heure à chercher la sienne pour finalement se rappeler qu’elle l’avait transformée en jardinière. »

Ficelle avec sa légendaire distraction et ses réflexions étranges est toujours très drôle, Boulotte est quant à elle toujours en train de manger. Françoise/Fantômette est toujours sérieuse, autonome et indépendante (mais où sont leurs parents ?), elle voit la solution du mystère bien avant les policiers.

Un petit mystère agréable à résoudre avec un peu d’action et de l’humour, tout ce qu’il faut pour faire un livre jeunesse agréable à lire et à relire.