je regarde, Littérature russe

Anna Karénine (film de 2012)

anna karénineVous vous rappelez peut-être qu’il y a quelques années j’avais énormément apprécié le roman Anna Karénine de Léon Tolstoi. Ayant eu le temps d’oublier assez le roman pour laisser sa chance au film, j’ai déniché le dvd à la bibliothèque.

Mon avis :

J’ai adoré la mise en scène audacieuse, située en grande partie dans un théâtre. Le jeu avec les coulisses et les transitions rendent la narration dynamique tout en la rendant compréhensible.
Il est difficile de rendre un film d’un millier de pages en deux heures. Le pari est plutôt bien reussi en ce qui concerne la partie sur Anna, ses hésitations, sa folie naissante sont bien rendues. Il est vraiment dommage que Levine n’ait pas droit à davantage de temps d’image car les quelques moments qu’ont lui accorde sont bien fidèles au personnage. Levine est mon personnage préféré du livre, contrairement à Anna que j’ai vite trouvé insupportable. Pour moi, c’était le contraste entre les deux personnages qui faisait tout l’intérêt du récit, chacun essayant d’atteindre le bonheur à sa manière.
En bref, voilà une très belle adaptation, très bien mise en scène mais qui ne dispense pas de la lecture du roman.

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Littérature russe

La femme d’un autre et le mari sous le lit – Fédor Dostoïevski

dostoïevski

 

 

Pourquoi ce livre ?

Cela faisait très longtemps que j’avais envie d’essayer de lire du Dostoïevski, mais l’idée de commencer par un gros livre me faisait toujours reculer. Mais j’étais en train de prendre le thé chez Schlabaya lorsque je vis ce tout petit livre de 95 pages. Je me suis dit que c’était un signe du destin et j’ai emprunté ce livre.

Ce qu’en dit la quatrième de couverture :

« Persuadé que sa femme le trompe, Ivan Andréiévitch est prêt à tout pour confondre l’infidèle. Il la suit et la guette pendant des heures, il l’espionne et ouvre son courrier à la recherche d’une preuve, il se cache et se ridiculise… »

Mon avis :

Voilà un essai plus que concluant, car j’ai beaucoup aimé cette nouvelle ! Dostoïevski allie dans cette histoire un humour féroce (la scène sous le lit m’a fait mourir de rire), une peinture de caractères très intéressante et un style prenant.

J’ai également été fascinée par sa capacité à nous faire visualiser la scène en nous en brossant seulement quelques détails caractéristiques comme l’évocation des vêtements des personnages « le monsieur en pelisse de raton ». Et même si l’auteur n’a à ma connaissance jamais écrit pour le théâtre, sa manière de narrer cette histoire en ferait une inspiration de choix pour tout metteur en scène.

Le thème de la jalousie est ici traité avec donc beaucoup d’humour comme je le disais mais aussi avec un attachement de l’auteur à son personnage qui le démarque du traitement habituel du mari jaloux. Ici on rit certes des situations ridicules dans lesquelles il se met mais on le plaint aussi de cette intranquillité perpétuelle à laquelle il est confronté. A-t-il raison ou tort de se mettre dans de tels états ? Je vous laisse le découvrir

Ce fut donc une belle rencontre et j’ai hâte de retrouver Fédor dans un roman plus long car je pense que je vais me régaler !