Les yeux d’ambre – Joan D. Vinge

les yeux dambreJ’ai découvert Joan D. Vinge par la Reine des Neiges, le premier tome du cycle de Tiamat (rien à voir avec le Disney ou le conte), mais vous avez peut-être vu des films dont elle a réalisé le scénario tels que Ladyhawke ou bien encore le Retour du Jedi.

Les yeux d’ambre est un recueil de cinq nouvelles assez longues aux ambiances très différentes les unes des autres. Si certains textes flirtent parfois avec une ambiance fantasy tout est orienté clairement science-fiction. Mais au-delà des lendemains qui chantent ou non, Joan D. Vinge a surtout su s’intéresser à ses personnages, et en particulier à ses personnages féminins. Ceux-ci font preuve d’une grande force et d’initiative et cela fait plaisir à voir. Dans une de ses nouvelles, seules les femmes peuvent devenir spationaute grâce à leur constitution, et on fait le basculement des rôles. Le traitement des thèmes abordés fait aussi preuve de la même modernité et dénonce des travers seulement en germe en 1978 mais bien implantés aujourd’hui tels que la manipulation des médias, le libéralisme à outrance, la télé-réalité ou bien la solitude.
En bref, un livre hautement recommandable ainsi que tous les autres écrits de cette autrice.

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Chroniques de Ténébreuse : L’alliance – présenté par Marion Zimmer Bradley

tenebreuse-allianceLa romance de Ténébreuse est un des premiers cycles de science-fiction dans lequel j’ai mis le nez durant mon enfance. La bibliothèque parentale étant situé à l’époque près d’un gros chauffage, j’avais tendance à passer pas mal de temps là, en compagnie du chat. D’où le fait qu’il me sera impossible de parler de Ténébreuse avec une once d’objectivité. Reste que lorsque le soleil décline à partir de l’automne, j’aime faire un petit séjour sur cette planète à l’atmosphère crépusculaire.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas (encore), la romance de Ténébreuse narre l’histoire d’une civilisation résultant du crash d’un vaisseau terrien sur une planète isolée. Durant deux mille ans, leur technologie évoluera jusqu’à former une société féodale dirigée par une caste de télépathes aux puissants pouvoirs. Lorsque les terriens reviennent, le choc des civilisations est inévitable.

Si les romans traitent de toutes les périodes entre l’atterrissage et l’assimilation culturelle par la Terre, l’autrice a commencé son cycle par la fin de la période et je vous conseille d’en faire autant pour découvrir la planète.

Venons-en maintenant à l’ouvrage proprement dit. Celui-ci est un ensemble de nouvelles situées durant la période où les terriens sont déjà bien implantés sur la planète. Une époque où traditions et innovations s’affrontent souvent. Les nouvelles s’attachent à suivre à des personnages découverts dans les romans tel que Dyan Ardais ou bien Régis Hastur. À l’image de la saga d’origine, certaines histoires sont orientées romance, d’autres sont plus politiques ou encore aventure. L’ensemble se lit très bien, même s’il y a quelques différences suivant les autrices. En effet, à l’exception d’une nouvelle, Marion Zimmer Bradley a laissé sa planète fétiche entre les mains de quelques admiratrices. Un très bel exemple de collaboration entre auteur et fandom dont l’histoire nous est expliquée en postface.
En bref, un livre que je recommande aux fans de la saga, mais qui peut aussi bien se lire en guise d’introduction à l’univers de Ténébreuse

Partage cet article si toi aussi tu as essayé de lire dans les pensées et voulu te teindre en roux à la suite de la lecture de Ténébreuse !

Bug Livre 1 – Enki Bilal

bugEn 2041, le monde se réveille avec un Internet vide, dont toutes les données ont été supprimées. Au même moment, un homme, seul survivant de l’expédition vers Mars, se réveille avec une étrange tache bleue sur le visage et plein de souvenirs…

À travers cette bande dessinée, Enki Bilal tend à montrer la dépendance d’une humanité future au numérique. Dans ce livre 1, il dépeint le chaos provoqué par ce sevrage brutal, notamment pour les jeunes générations ainsi que les enjeux géopolitiques que cela provoque. Comme toujours, posséder l’information est avoir le pouvoir et quand celui-ci est potentiellement concentré entre les mains d’une seule personne, les luttes sont inévitables.
Il est intéressant de voir Bilal dans ce registre, lui qui a toujours regardé vers le futur, anticipant les transformations de notre société et le témoin des tendances actuelles. Bien entendu, espérons qu’il se trompe car il gratte là où ça fait mal. (Mon pauvre blog tout vide…).
En feuilletant des bandes dessinées plus anciennes d’Enki Bilal, je me suis rendue compte que Bug est marqué par un style plus crayonné, comme un retour au dessin « classique » sans support numérique. La forme s’allie ainsi au fond.
En bref, j’ai hâte de découvrir la suite de cette histoire et je vous encourage à découvrir Bug ainsi que le reste de l’oeuvre de Bilal !

La messagère du ciel – Lionel Davoust

la-messagere-du-ciel-677x1024Présentation de l’éditeur : « Mériane est une trappeuse, une paria, une femme. Autant de bonnes raisons d’en vouloir aux Dieux qui ont puni le peuple de la Rhovelle pour les fautes de ses aïeux. Car depuis la chute du glorieux Empire d’Asrethia, le monde est parcouru de zones instables qui provoquent des mutations terrifiantes, les gens ont faim, et une religion austère qui prêche la haine des femmes soutient un système féodal.

Pourtant, quand les Dieux décident de vider leur querelle par l’intermédiaire des humains, un rôle crucial échoit à Mériane. Pour elle débute une quête qui la verra devenir chef de guerre et incarner l’espoir de tout un peuple. »

Je vous ai déjà partagé mes avis enthousiastes sur les ouvrages de Lionel Davoust se déroulant dans le monde d’Evanégyre (Port d’Âmes et La Volonté du Dragon), vous vous doutez donc bien que je partais dans cette lecture avec un a-priori positif.

La Messagère du ciel est la preuve qu’on peut avoir des personnages féminins géniaux dans un univers qui les déteste.

Si, si, je vous jure. Difficile de faire pire que la Rhovelle de cette époque, où les femmes sont toutes coupables de ressembler à celle qui a fait s’écrouler l’empire d’Asrethia. Pourtant, les personnages féminins du roman, loin de se conformer à l’idéal de l’époque (assez proche de la personnalité d’un pot de fleurs), ont choisi la révolte. D’ailleurs, les personnages ont des prises de position affirmées dès le début du roman. Ainsi, Mériane a déjà choisi de s’ostraciser de cette société qui la révulse. Les autres personnages féminins dépotent tout autant, mais je vous laisse le plaisir de les découvrir.

Bataille et complots

On avait déjà remarqué dans la Volonté du Dragon et la Route de la Conquête que l’auteur se débrouillait bien dans les scènes de bataille. Mais au-delà de la simple description de baston, il sait y mettre des enjeux et de l’humain. Les morts ne sont pas juste de simples pions faciles à tuer, mais des gens qui souffrent et qu’il faut essayer de sauver.

Dans Port d’Âmes, on s’était aussi rendu compte que Lionel Davoust adorait une autre forme de bataille : les dialogues retors où chaque mot à son importance. Et de ce côté-là, la Rhovelle n’a rien à envier à Westeros. Un régal à lire, même si on plaint les personnages.

Du médiéval fantastique post-apocalyptique

Cette société féodale, qui n’est pas sans rappeler l’ambiance de la guerre de Cent Ans, est la conséquence d’un cataclysme magique qui provoque des perturbations aléatoires très dangereuses. A cela s’ajoute une armée de morts-vivants répandant l’Eternel Crépuscule. Tout cela donne un monde dangereux, où les dieux s’affrontent par l’intermédiaire des hommes.

Mais la Rhovelle ne se résume pas à cela et on a aussi le plaisir de parcourir ce monde aux lieux exceptionnels (mais par l’intermédiaire d’un bouquin, ce qui est bien plus confortable).

Bref, vous attendez quoi pour le lire ?

Je pourrais encore vous parler de plein de choses qui rendent ce bouquin chouette mais je vous laisse le plaisir de la découverte. J’ai hâte de lire la suite qui devrait paraître début 2018.

En bonus, bientôt une interview de l’auteur sur le blog ! En attendant, vous pouvez aller voir le blog de l’auteur, qui est entre autre rempli de conseils utiles pour les apprentis écrivains.

Lu #1

En ce premier lundi de l’année 2017, je vous partage une idée d’article que j’ai eu pour ce blog : Lu ! Cela consiste simplement à vous parler de mes lectures de la semaine, de manière plus succincte peut-être, mais qui du coup se veut plus exhaustive. C’est parti !

cal-de-terCal de Ter tome 1 de P.J. Hérault

Un homme se trouve livré à lui-même sur un monde inconnu après la destruction de la Terre. Au contact d’une civilisation qui se trouve au début de son Histoire, il veut lui éviter les mêmes ennuis. Y parviendra-t-il ?

Avec les trois premiers romans que constituent cette intégrale 1, P.J. Hérault a entamé un grand cycle de science-fiction pétri d’humanité, où beaucoup de questions morales sont abordées tout en restant dans un rythme rapide à la lecture agréable. La suite semble donc fort prometteuse et il faudra que je me la procure.

3303-14742gai-luron-tome-10-gai-luron-tire-une-tronche-pas-possibleGai-Luron tire une tronche pas possible tome 10 de Gotlib

Suite au décès de Gotlib, j’avais très envie de relire quelques Gai-Luron.

Gai-Luron est un chien bipède qui parle, et dont les histoires humoristiques n’ont pas pris une ride. Il est difficile de vous parler, mais je vous recommande de tester si vous ne connaissez pas.

fondateurs-ta-shimaLes fondateurs de Ta-Shima par Adriana Lorusso

Dans les tomes précédents, nous avions découvert Ta-Shima, planète étrange et sauvage où les habitants vivent dans une société bien différente de celles des humains des autres planètes. Ici nous en découvrons les origines.

Ta-Shima est une de mes séries préférées de science-fiction, intelligente et abordant beaucoup de thèmes sociologiques tout en nous dépaysant sur une planète étrange. L’écriture est fluide et addictive, et l’on se retrouve vite à la fin du livre tant l’on est pris dans l’histoire. Si vous ne l’avez pas lu je vous la recommande absolument. Si vous avez déjà lu les autres, vous adorerez celui-ci car il permet de connaître les origines du monde que vous aimez déjà.

Et vous, qu’avez-vous lu la semaine dernière ?

 

 

La tyrannie de l’arc-en-ciel. 1. La route de Haut-Safran – Jasper Fforde

fforde-arc-en-ciel Bienvenue dans la Chromocratie, une société dans laquelle la place, l’avenir et le métier de chacun sont déterminés par la couleur principale qu’il perçoit.
A Jade-Sous-Limon, Edward Rousseau, un jeune Rouge sans histoires, attend patiemment son mariage avec une Sang de Boeuf qui lui assurerait une belle lignée Pourpre. Mais après une altercation avec un camarade, il se voit infliger une Tâche Inutile par les autorités ; recenser les chaises dans les Franges Extérieures. Arrivé à Carmin-Est, Edward comprend qu’il n’est pas au bout de ses surprises ; une Prévôte Jaune tyrannique force tout le monde à porter la cravate en demi-nœud Windsor, et les Gris à s’épuiser au travail. Pour ne rien arranger, une jeune fille au nez exquis l’initie à la rébellion…

 

Jasper Ffforde est sans nul doute l’un des écrivains le plus loufoquement génial qu’il m’ait été donné de lire ses dernières années. Etant une très grande fan de sa série Thursday Next (dont il faudra que je vous touche un mot à l’occasion), je me devais de lire cette série (merci à l’ami qui me l’a offert s’il passe par là).

Cette fois-ci, Ffforde s’intéresse aux couleurs et crée un système politique où tout est déterminé par la perception visuelle, ainsi que des règles plus ou moins absurdes distillées au début de chaque chapitre.

« 3.9.34.59.667 : Afin de préserver la qualité du stock génétique ainsi que la décence publique, il est formellement interdit aux couleurs complémentaires de se marier (Exemples : Orange/Bleu, Rouge/Vert et Jaune/Pourpre) »

« 9.3.88.32.025 : Le concombre et la tomate sont tous deux des fruits. L’avocat est une noix. Pour faciliter les compléments alimentaires des végétariens, le premier mardi de chaque mois, le poulet est officiellement déclaré un légume. »

Nous découvrons ce système au travers d’Edward Rousseau, jeune Rouge envoyé à Carmin-Est. Dans les Franges Extérieures, les Règles y sont appliquées avec plus de souplesse qu’à Jade-sous-Limon et Edward, confronté aux absurdités de ce système où il est interdit de produire des cuillères, se pose de plus en plus de questions.

Loin des traditionnels personnages d’élus que l’on trouve souvent dans ce type de récits, Edward se distingue par une naïveté et une volonté de suivre les Règles, ce qui le rend bien plus intéressant à suivre qu’un personnage au tempérament rebelle. Ce sera une jeune Grise prénommée Jane qui l’amènera à voir au delà des apparences de ce monde parfait (pour ceux qui trouvent ces noms familiers, je rappelle que le premier livre de l’autre série de Jasper Fforde s’intitule L’affaire Jane Eyre).

Le système de la Chromocratie est très bien décrit et cohérent. Il allie des éléments originaux basés sur les couleurs à d’autres inspirés de systèmes politiques autoritaires bien réels. Le ton léger rend la lecture agréable mais dénonce aussi les dérives.

« Vous saviez qui vous étiez, ce que vous feriez, où vous iriez et ce qu’on attendait de vous. En échange, vous acceptiez votre position au sein de la Chromocratie et vous vous conformiez assidûment au Recueil de Règles. Votre vie était tracée. Et tout ça, en moins de temps qu’il n’en fait pour faire cuire une fournée de scones. »

 Un monde riche, dont il reste beaucoup à découvrir et des personnages intéressants, auxquels on s’attache au fil du récit. J’ai donc hâte de découvrir la suite !

L’ensorceleuse de Pointe-Lévy – Sébastien Chartrand

EnsorceleuseEn Bas-Canada, après le Grand Choléra et la révolte des Patriotes, seules quelques personnes savent encore pratiquer la version théurgique des arcanes. Pourtant, à Notre-Dame des Tempérances, quelqu’un vient d’utiliser la goétie – la version noire des arcanes – pour modifier le cours naturel des choses. Nous sommes en 1849…
Neveu du curé Lamare, Faustin travaille comme bedeau au presbytère de Notre-Dame des Tempérances. S’il sait que son oncle fait partie des arcanistes survivants, il n’en est pas moins surpris quand, après une pénible divination pratiquée le soir du Mardi gras, le vieil homme le conjure de ramener au plus vite Rose Latulipe, la fille du maire. Or, quand Faustin, accompagné du vicaire François Gauthier, se présente chez le notable, la jeune fille a été enlevée par un mystérieux étranger.
La rencontre de Shaor’i, une Indienne aux pouvoirs arcanistes étonnants, lance les deux hommes sur des sentiers inconnus, d’abord pour recevoir l’aide du chamane Otjiera, puis vers le Mont à l’Oiseau de sinistre réputation, avec pour guide l’homme fort Baptiste Lachapelle.
Pour Faustin, qui découvre avec stupéfaction que des gens peuvent se changer en harfangs, que les lutins et les loups-garous existent tout autant que la bête à grand’queue et les jacks mistigris, c’est la fin de l’innocence… et le début d’une quête dont l’aboutissement final transformera à jamais son existence !

Livre reçu en cadeau lors des Utopiales (merci aux Editions Alire !)

En cours de lecture, je me suis fait la réflexion « C’est exactement tout ce que j’aime dans un livre » : les personnages sont intéressants, l’univers original et travaillé.

C’est la première fois que je lis de la fantasy québécoise et je ne suis pas déçue du voyage. J’ai beaucoup apprécié le jeu avec l’histoire et les mythes locaux pour en faire une intrigue qui ne pouvait pas se passer ailleurs. Comme je le disais dans cet article, je suis une grosse maniaque du contexte, donc quand celui est excellent j’approuve totalement !

Le récit est bien mené, renouvelant sans cesse l’attention du lecteur par de nouvelles révélations. Faustin découvre ce monde étrange en même temps que nous et nous instille cette sensation de malaise. Sans trop en dire sur l’intrigue, le choix de présenter un certain personnage par un récit à la première personne est une excellente idée qui n’a fait qu’accroître mon sentiment positif à l’égard de ce livre.

Un excellent premier tome pour une trilogie dont je vais acheter la suite avec grand plaisir.

logo 15aine imaginaireVoici un livre francophone mais non français pour la quinzaine de l’imaginaire !

Port d’Âmes – Lionel Davoust

Portdames« Rhuys ap Kaledán est un héritier déchu.Tout juste libéré de la servitude et des galères, il rejoint la cité franche d’Aniagrad, où tout se vend et tout s’achète, pour reconquérir l’honneur de sa famille. L’occasion lui en est rapidement donnée : Edelcar Menziel, un ancien ami de son père, lui propose de travailler sur la conversion dranique, un procédé perdu depuis des siècles qui permettrait de réaliser des machines magiques.  Résolu à tracer son chemin dans la haute société de la ville,  le jeune homme s’investit de tout son cœur dans le projet.
Mais bientôt, coincé entre des intrigues politiques et son amour pour une mystérieuse jeune femme qui vend des fragments de son âme pour survivre, Rhuys découvre que le passé recèle des secrets bien sombres et tortueux. Aux prises avec l’ambition, la duplicité et le mensonge, il devra se montrer plus rusé que ses ennemis s’il veut atteindre son but sans perdre son âme. »

Voilà un livre dont je veux vous parler depuis quelques temps, mais j’ai eu du mal à le faire. Trêve de faux suspense, je l’ai adoré et je vous le recommande, c’est dit.

Port d’Âmes est un roman de fantasy, mais aussi d’apprentissage où Rhuys découvre la ville d’Aniagrad et les subtilités des intrigues qui s’y déroulent. Un regard idéal pour nous les lecteurs, qui nous permet d’appréhender cet univers étrange où l’on tente de redécouvrir des technologies passées au rang de mythologies. Rhuys tâtonne, fait des erreurs, mais progresse et apprend. Cet apprentissage « classique » est doublé par celui des souvenirs vendus par une jeune femme, occasion de très beaux passages sur l’importance de la mémoire.

L’intrigue est prenante, le style ciselé, les personnages complexes à l’image de la ville, les réflexions poussées. Tout cela donne un grand roman.

logo 15aine imaginaireLes billets publiés hier dans le cadre de la quinzaine de l’Imaginaire :

Si vous voulez nous rejoindre c’est tout simple, publiez un billet dans le thème et mettez le moi en commentaires dans le billet du jour, je le mettrai en lien du billet du lendemain. Aujourd’hui, on parle d’un livre français si ça vous dit 🙂

 

Les peaux-épaisses – Laurent Genefort

les peaux épaissesLark et Roko : deux mercenaires parmi les plus doués et les plus chers. Le premier est un ancien peau-épaisse, un humain modifié pour résister aux conditions de travail dans l’espace. Après trente ans de métier, il décide de raccrocher et de rejoindre les siens. Le second, formé par Lark, déteste les Peaux-Epaisses. Depuis une affaire qui a mal tourné, il les chasse pour revendre leurs peaux, véritables combinaisons spatiales vivantes. Quand on l’engage pour éliminer le clan de Lark, son chemin va à nouveau croiser celui de son ancien mentor. Lark parviendra-t-il à retrouver et sauver son clan ? Et Roko assouvira-t-il enfin sa vengeance ? Une seule certitude : il y a des comptes à solder… d’un côté comme de l’autre.

Partant d’un duel au sommet entre un mercenaire et son ancien disciple digne d’un western, ce roman brasse beaucoup de thèmes intéressants, en particulier celui du transhumanisme. A partir de quand les manipulations génétiques font de celui qui les subit un non-humain ? Les peaux-épaisses, modifiés pour vivre dans l’espace, nous permettent de réfléchir à la question.

Le tout est situé dans un univers futuriste où les humains vivent dans des stations spatiales faites de bric et de broc, où même avoir de l’oxygène coûte cher.

Si je me suis parfois perdue dans le jargon technique, l’auteur sait ne pas en abuser et nous livre un récit fluide où la peinture des caractères prédomine sur la technologie.

Un roman à lire absolument ! De mon côté, je mets dans mes bonnes résolutions 2016 de lire davantage de livres de Laurent Genefort !

Lasser – Dans les arènes du temps – Sylvie Miller et Philippe Ward

lasser1937. Le Caire. Ils sont fous, ces Romains ! Quand la déesse Isis lui ordonne de partir à Pompéi récupérer une statue volée, Lasser se demande dans quel pétrin il va bien pouvoir se fourrer. Son instinct ne le trompe pas: là-bas, il doit tour à tour frayer avec la Mafia, travailler pour Jupiter, affronter la colère d’un volcan et… devenir l’assistant de Fazimel.
L’affaire se complique encore lorsque, par accident, Lasser est propulsé dans les arènes du temps,  là où les dieux eux-mêmes n’osent pas mettre les pieds.
Tentatives de meurtre, complots en tous genres, poursuites échevelées, ces aventures vont faire émerger de nouvelles facettes des deux détectives.

Pour ceux qui l’ignoreraient encore, je suis une grande fan de cette série d’enquêtes qui se déroulent dans un univers alternatif au nôtre, où les dieux existent et dominent les humains.
Dans ce nouvel opus, Lasser et son assistante Fazimel quittent l’Égypte pour l’Empire romain le temps de deux enquêtes. Difficile d’en parler sans trop en dire sur les tomes précédents, mais j’ai apprécié l’alternance des points de vue de Lasser et Fazimel, qui est très bien gérée. Il est très agréable de voir les personnages évoluer et c’est avec un petit pincement au cœur qu’on les quitte en attendant de nouvelles aventures.
Mais ce qui fait tout l’intérêt de cette série de livres, c’est son univers très bien travaillé. C’est un régal d’observer les changements entre cette réalité et la nôtre, et de voir le tout s’étoffer au fil des romans, en incluant de plus en plus de mythologies différentes. C’est un régal pour tous les amateurs d’histoire et d’uchronie comme moi.
Un bon livre qui donne le sourire, ça fait du bien et on en redemande !