Littératures de l'imaginaire

La légende de la ville d’Ys – Charles Guyot

 

Pourquoi ce livre ?

Claudialucia m’a gentiment proposé une LC autour de la cité d’Ys et m’a prêté ce livre ainsi qu’un autre dont je vous parlerai demain. Le billet de Claudialucia est ici et celui de Miriam est .

Ce qu’en dit la quatrième de couverture :

A Quimper règne Gradlon roi de Bretagne. Il aime passionnément sa fille, Dahut. Dahut, belle, fière et indépendante. Par amour pour elle, Gradlon fait édifier une ville sur la mer : Ys. Mais Ys est un défi pour saint Corentin, Dahut y mène une vie sans contrainte, et la colère divine sera terrible …

Mon avis :

Je pense que tout le monde connaît à peu près la légende, mais j’ai trouvé que Charles Guyot a su ici revisiter les anciens textes, les synthétisant pour en faire une histoire cohérente et agréable à lire. Je la recommande aussi bien aux adultes qui aimeraient mieux connaître cette légende, qu’aux enfants qui ne la connaissent pas encore.

Dans cette histoire, on perçoit tout d’abord l’opposition entre la terre ferme et la mer. En effet, Dahut quitte Quimper pour rejoindre la mer où elle est née et décide de s’y faire bâtir une cité. Cet attachement à la mer se ressent tout au long du récit jusqu’à la fin où elle ne peut être sauvée et doit rejoindre la mer de force.

Cette opposition entre la terre et la mer se reflète dans l’opposition entre le christianisme et la paganisme. Dahut choisit de quitter la terre et ainsi de se détourner des lois de Dieu. Elle réclame l’aide des korrigans pour terminer la construction de la ville. Elle déserte l’église bien entendu et encourage les habitants de la ville à faire de même. Elle accomplit bien d’autres odieux forfaits dont je vous laisse la « joie » de la découverte…

Pour terminer, je vous laisse en compagnie de Claude Debussy et sa cathédrale engloutie qui parle de la cité d’Ys. Car on dit que parfois l’ancienne ressort des profondeurs et on entend les cloches sonner…

La cathédrale engloutie

Dans ce morceau, on entend tout d’abord petit à petit les cloches de la cathédrale qui émerge petit à petit, puis les choeurs de moines qui chantent, symbolisés par des quintes et des tierces, puis le son s’attenue lorsque la cathédrale retourne sous les flots…

Ce morceau me fait toujours frissonner, et je vous recommande de l’écouter en concert si un jour vous en avez l’occasion.

Du côté des challenges