Challenge victorien, Classiques anglais

Les confessions de Mr Harrison – Elizabeth Gaskell

victorien juin Pourquoi ce livre ? Coralie m’a offert ce livre qui était sur ma wish-list lors du swap de Noël, j’ai donc mis ce livre de côté pour pouvoir vous en parler lors du premier dimanche victorien ! Pour les participants à ce dimanche victorien, merci de me laisser le lien de votre billet en commentaire je l’ajouterai à mon billet dans la journée.

Vos billets : Syl a lu avec moi Les confessions de Mr. Harrison, Karine a lu Défi à Sherlock Holmes, Deuzenn a lu Cranford, Sharon a lu Les bienfaits de la mort, Virgule a lu Les Forestiers

Ce qu’en dit la quatrième de couverture : « L’arrivée à Duncombe de Mr Harrison, jeune médecin londonien célibataire, met la gente féminine en émoi. Les jeunes filles revêtent leurs plus belles tenues, leurs mères organisent moult thé, bals et rencontres inopinées. Le village commente chaque fait et geste de ce beau parti qui tente de ne pas commettre d’impair, car le vent tourne vite à Duncombe, l’état de grâce ne dure jamais longtemps… »

Mon avis

Voilà une lecture très divertissante, qui m’a bien diverti durant le court laps de temps de ma lecture (le livre fait 157 pages). Contrairement à la plupart des histoires dites « sentimentales », ici nous avons un point de vue masculin et Elizabeth Gaskell sait nous présenter des personnages très convaincants et sympathiques, à l’image du personnage de John Thornton dans Nord et Sud. On peut facilement se mettre à la place de ce pauvre homme qui se voit limite harcelé par tous les parents de jeunes filles et est l’objet de fausses rumeurs. On rit un peu, tout en étant un brin agacé par tous ces empêcheurs de tourner en rond qui s’ennuient au point de vouloir ruiner la réputation des autres. L’auteur est définitivement douée pour capter l’esprit de son époque, et vous rentrerez facilement dans cet univers rural victorien, entre charme et oppression. L’écriture souffre un peu d’avoir été d’abord publié sous forme de feuilleton, avec de petits chapitres qui nous offrent certes une narration rapide, mais qui la rende finalement assez abrupte. Je conseillerais donc de ne pas faire comme moi en le lisant d’une traite, mais de vous lire un chapitre de quelques pages tous les jours, vous aurez ainsi davantage l’occasion de vous attacher davantage aux personnages.

En bref : un bon moment de lecture, mais qui est loin pour moi du coup de cœur qu’a été Nord et Sud. Je compte cependant poursuivre ma découverte de cet auteur. victorien 2013

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Nord et Sud – Elizabeth Gaskell (Roman et DVD)

Pourquoi ce livre et ce film ?

Parce que Jeneen ma copine de Korriganie (la Bretagne pour les nons-initiés) m’a gentiment prêté le livre et le film. Merci à elle pour sa patience parce que je les ai gardés assez longtemps.

De quoi ça parle ?

La quatrième de couverture : « Après une enfance passée dans un village riant du Hampshire, Margaret Hale, fille de pasteur, s’installe dans une ville du Nord. Témoin des luttes entre ouvriers et patrons, sa conscience sociale s’éveille. John Thornton, propriétaire d’une filature, incarne tout ce qu’elle déteste : l’industrie, l’argent et l’ambition. Malgré une hostilité affichée, John tombera sous son charme. »

Qu’est-ce que j’en pense ?

Le livre : Les gens qui me connaissent un peu le savent déjà, quand je lis un livre je peux être extrêmement obsessionnelle avec celui-ci. Ainsi, malgré le fait que ce livre fasse plus de 600 pages je l’ai fini en deux jours, en rognant sur mes heures de sommeil.

Pourquoi ce livre est devenu un des mes chouchous ? Tout d’abord, parce que la plume d’Elizabeth Gaskell est très prenante, sa plume est vivante on visualise très bien les scènes, il n’y a aucun temps mort. Ensuite, parce que ce livre est loin d’être une romance pour midinette. Les passages où la vie difficile des ouvriers du Nord est décrite, leurs malheurs bien que romancés, sont décrits avec une précision et un naturalisme qui rapproche ce roman d’un Zola. Rien n’est enjolivé, les patrons ne sont pas des enfants de choeur, les ouvriers non plus. Du coup, entre Margaret, qui découvre ce monde, et John, patron d’une filature, on assiste à des débats enflammés sur le sujet derrière lesquels on voit qu’Elizabeth Gaskell avait une véritable conscience politique, ce qui n’était pas courant pour une femme de son époque. De plus, outre la politique, on nous parle également d’économie et de l’industrie textile en des termes à la fois simples puisque j’ai tout compris, mais cependant très précis et qui montre un grand travail de documentation de la part de l’auteur.

A cela s’ajoute le personnage de Margaret, jeune femme très attachante au caractère fort, très généreuse, elle donne envie de s’attacher à elle. On ne peut que comprendre John, self-made-man au caractère également fort. Ce livre donne lui également la parole, ce qui est très agréable puisqu’ainsi on sait tout de ces sentiments. C’est une bonne idée de connaître les sentiments amoureux naissants des deux côtés, mais rassurez-vous, cela n’ôte rien au suspense de l’intrigue. Car je vous l’assure, vous aurez très envie de savoir comment cela se termine.

Le titre, Nord et Sud, montre le contraste qu’il y avait en Angleterre au XIXe siècle entre un Sud agricole et un Nord industrialisé. Ces différences sont bien visibles lorsque Margaret et sa famille déménagent dans le Nord, et provoquent souvent des malentendus entre Nordistes et Sudistes. L’auteur analyse bien les moeurs de son époque et nous propose ainsi un roman tout à fait plausible, ce qui nous le rend encore plus proche.

Le film : la mini-série de la BBC nous raconte le livre en quatre épisodes. Je n’ai pu qu’admirer la fidélité de la retranscription. Les décors sont tout à fait réalistes, et le fait d’avoir tourné certaines scènes dans une véritable filature ancre l’histoire dans le réel. Il y a bien entendu certains changements dont la scène finale, mais je trouve que c’est agréable quand on a lu le livre car cela réserve quelques surprises. Evidemment, il y a des coupes, notamment sur l’aspect social du roman qui serait difficile à rendre sans être trop ennuyeux, mais on sent que les scénaristes ont essayé d’évoquer toutes ces subtilités. J’ai d’ailleurs mieux compris dans le film pourquoi le père de Margaret devenait un dissident car dans le roman je ne connaissais pas assez l’anglicanisme et son histoire pour le comprendre. Alors, évidemment on aurait pu en faire une série en une dizaine d’épisodes pour tout y mettre, mais dans l’ensemble je trouve que c’est une très bonne adaptation. Evidemment, je ne suis pas objective ayant moi aussi succombé au charme de l’acteur principal : Richard Armitage. Me voilà donc officiellement membre des « Armitagées » 🙂

Du côté des challenges