Le chant des âmes – Frédérick Rapilly

le chant des ames

 

Pourquoi ce livre ?

Parce que le libraire me l’a mis sous le nez à Rue des Livres le week-end dernier, et du coup j’ai papoté avec l’auteur qui a su me convaincre de le lire.

Ce qu’en dit la quatrième de couverture :

« Forêt de Brocéliande, Morbihan. La jeune femme retrouvée crucifiée fait la une de l’actualité. Arraché à sa retraite par son ancien patron de Paris Flash, Marc Torkan retrouve le goût de l’investigation. Accompagné d’une jeune photographe ambitieuse, il s’oriente bientôt vers une piste négligée. La musique pulse et la fièvre monte… »

Mon avis :

Pour une raison que j’ignore, je lis très peu de thrillers. Pourtant, ce livre est définitivement la preuve que j’apprécie ce genre de récit.

Voilà un thriller qui a su me tenir en haleine d’un bout à l’autre du récit. Le découpage du livre en petits chapitres y a sans doute fait beaucoup (encore un petit chapitre ? puis un autre… un autre… oups j’ai fini le livre), mais c’est surtout grâce à son intrigue originale que j’ai été emportée dans l’intrigue.

Le début m’avait pourtant mis un peu mal à l’aise, car le meurtre se passe dans la Forêt de Brocéliande, non loin de chez moi, et étant dans l’âge critique des-filles-qui-se-font-trucider-dans-les-thrillers, il m’était difficile de ne pas m’identifier à la victime. Mais rassurez-vous, cette sensation s’est vite dissipée. Mon estomac en profite d’ailleurs pour préciser qu’il n’a pas été perturbé par les descriptions, détail important à signaler, en particulier pour ceux qui sont d’habitude rebutés par ce genre de détails macabres.

Revenons-en à l’intrigue, originale du fait qu’elle tourne autour de la musique techno (inutile d’être fan du genre pour apprécier le livre, perso je n’en écoute pas vraiment). Ici , nous le comprenons au fil du récit, la musique tient une importance capitale dans le modus operandi du meurtrier. Nous en profitons donc pour découvrir un monde peu connu, celui des raves-parties. La musique tient également une grande importance dans les descriptions, je n’ai d’ailleurs pas le souvenir d’avoir lu une telle description de la musique qui nous permet presque de l’entendre quand on lit. On arrive à s’immerger dans ce monde sonore, à approcher ce que peuvent ressentir les gens qui participent à des raves (tout en évitant les clichés autour de ces pratiques). Les citations de chansons au début de chaque chapitre nous maintiennent dans cette ambiance musicale un peu sombre.

Pour la peine je vous mets une de ces chansons de début de début de chapitre :

L’autre originalité de l’intrigue tient au fait que l’enquête est menée par des journalistes et non par des policiers, l’auteur est également journaliste, et cela se sent dans le dévoilement des dessous de la presse (négociations, rivalités…). Marc Torkan est un personnage brisé par la mort de sa femme, et il n’en parle qu’avec pudeur, ce qui le rend attachant. Katie la photographe est plus fonceuse, plus audacieuse, et le duo fonctionne bien. Le fait qu’ils soient journalistes a laissé à l’auteur une marge de manœuvre plus grande et lui a permis de faire voyager ses personnages jusque dans de lointaines contrées (Thaïlande, Ukraine, Dubaï, Canaries). Ici, pas de domaines réservés,  moins de règles à respecter, ce qui permet à Marc et Katie de faire des découvertes que la gendarmerie aurait bien été incapable de faire.

Ces multiples changements de lieux, accompagnés de changements de narrateurs (Marc, Katie, le meurtrier…) rendent l’intrigue captivante et évitent une narration trop linéaire qui pourrait lasser.

Quant à la fin… elle me donne juste envie d’aller à la librairie me procurer la suite !

En bref : une intrigue prenante et originale, des personnages attachants… vous attendez quoi ? (en plus, l’auteur dédicace au SDL ce week-end^^)