Chamamé – Leonardo Oyola

chamamé

Pourquoi ce livre ?

J’ai reçu ce livre suite à la Masse Critique de Babelio, merci de m’avoir choisi !

Ce qu’en dit la quatrième de couverture :

« Perro et le Pasteur Noé sont deux amis, deux pirates de la route évoluant dans un univers violent et amoral. Une trahison va briser ce binôme et le premier se retrouve à traquer le second dans la région de la triple frontière argentine. À cette chasse à l’homme se mêlent souvenirs du passé carcéral des deux caïds, rivalités de bandes, personnages secondaires fous furieux et scènes de bagarres d’anthologie dignes des films de Tarantino. 
Comme Golgotha, précédent roman de l’auteur, Chamamé est imprégné de musique et de culture populaire. Un Mad Max argentin, écrit sous adrénaline. »

Mon avis :

Nous voilà partis en compagnie de Perro, trahi par son compagnon le pasteur Noé et qui a soif de vengeance. A cette chasse à l’homme se mêlent des souvenirs et qui nous renseignent davantage sur la personnalité des deux compères.

Ce que j’aime dans le roman noir, c’est cette capacité qu’il a à nous plonger dans des univers sombres que l’on ne côtoie que dans la rubrique des faits divers. Ici Leonardo Oyola nous livre un portrait sans concession et sans jugement d’hommes à la moralité douteuse mais dotés cependant d’un certain sens de l’honneur. On voit comment ces hommes ont plongés progressivement dans un monde violent dont ils sont à la fois les prisonniers et les geôliers. Perro a conscience de ses travers, mais il sent qu’il est à sa place parmi ces gens-là.

Les souvenirs nous offrent l’occasion de lire des scènes de bagarre d’anthologie à l’humour grinçant dans un style très descriptif et parfois même quelques moments de réflexion très intéressants.

J’ai cependant eu du mal avec le style de l’auteur. Tout d’abord, il mélange toutes les époques et j’ai parfois eu du mal à tout dêméler pour retrouver l’intrigue principale. Ensuite, il écrit dans un style argotique plutôt vulgaire auquel je ne suis absolument pas habitué et qui avait tendance à me faire décrocher de ma lecture. Enfin, n’étant pas une grande habituée de la littérature et de la culture argentine, il me manquait probablement un certain nombre de référence pour pouvoir apprécier pleinement ma lecture.

Une petite phrase : 

 » Il aurait fallu que tu sois comme Shakira quand elle chante, Macaya ! Aveugle et sourd-muet ! » ai-je crié en direction du cadavre, avant de lui balancer un mollard sur le torse.

En bref : un très bon livre qui m’a plu mais qui ne m’a transporté plus que ça, dommage.

Du côté des challenges :

grandvoyageur1