Les débris du chaudron – Nathalie Dau

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Pourquoi ce livre ?

J’ai rencontré Nathalie Dau au salon du livre de Caen, nous avons un peu discuté et elle m’a dédicacé son livre. La quinzaine de l’imaginaire était donc l’occasion idéale pour parler de ma lecture !

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Ce qu’en dit la quatrième de couverture :

 » L’amour et la vengeance ont l’art de traverser les âges, et ce d’autant plus lorsque les dieux sont impliqués.

Pour certains mortels, cela signifie un héritage lourd à porter, mêlé de malédiction.

Ainsi en va-t-il d’Augusta Quinn et d’Alwyn Archtaft. Destinés à réparer le chaudron de  Kerridwen, afin de permettre le retour de la déesse, ils devront compter avec Affang, le terrible démon des eaux, qui les poursuivra de sa haine.

Mais en cette fin de XXème siècle, un dieu veille et se souvient. Capable d’arpenter les lieux d’ici et d’ailleurs, Kernunnos, sous l’un ou l’autre de ses avatars, permettra à la réalité de rattraper le mythe… et de le dépasser. »

Mon avis :

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman, tout d’abord par son originalité dans l’intrigue, qui présente un double récit qui se passe dans des époques différentes. Ce procédé est ici très bien exploité, et l’on n’est pas perdu une minute dans l’intrigue (ce qui n’est pas toujours le cas avec ce genre de récit).

Pour autant, si l’on n’est pas perdu, cela ne signifie pas que l’histoire soit cousue de fil blanc, bien au contraire, même pour les personnes familiarisées avec la mythologie celtique. On assiste ici à une histoire complexe, avec des personnages divins qui malgré leurs caractéristiques restent cependant humains et attachants, tout comme les personnages humains, qui reflètent la difficulté de l’homme moderne à faire face à son passé (ici le passé familial) pour mieux réussir son futur.

Une belle histoire, qui se lit en quelques heures, et qui à mon avis permettra à certaines personnes tentées par ce genre d’intrigues de se lancer sans avoir peur de s’ennuyer dans une intrigue trop longue.

Pour terminer, une mention spéciale au travail d’édition, d’une part par le lexique explicatif qui nous décrit les personnages mythologiques évoqués dans le roman et où j’ai appris beaucoup de choses, et d’autre part les belles illustrations de couverture et à l’intérieur du récit. Enfin, deux très beaux poèmes amoureux viennent clôturer ce livre (et je suis très exigeante en ce qui concerne ce genre de choses en littéraire).

En bref :

Une très belle découverte qui me donne bien sûr envie de lire les autres romans de Nathalie Dau, mais aussi d’en savoir davantage sur la mythologie celtique