Littératures de l'imaginaire

Le Dieu Baleine – T.J. Bass

Pourquoi ce livre ?

Mon père a commencé à le lire et du coup comme il traînait à la maison j’ai commencé moi aussi à le lire.

De quoi ça parle ?

La quatrième de couverture :  » Dans un avenir lointain, des trillions de Néchiffes à quatre orteils habitent des fourmilières souterraines où ils mènent une existence programmée d’hommes-insectes. Les Agrimachines cultivent pour eux les champs et ont éliminé toute forme de vie inutile. Les ratisseurs de plancton ont fait de même à la surface des océans jusqu’à ce que les mers elles aussi deviennent stériles. Mais les humains sauvages et les renégats des cités s’efforcent en toute innocence de maintenir les anciennes valeurs de l’humanité. Avec d’étranges alliés comme le Rorqual Maru, un navire robot qui a la nostalgie des grandes pêches d’antan… Ou comme Trilobite, le petit cyber sentimental. »

Qu’est-ce que j’en pense ?

Nous découvrons ce monde futuriste à travers différents points de vue dont celui de Larry, survivant de l’époque pré-fourmilière, handicapé il y a très longtemps et dont le corps avait été mis en sommeil. Il y a aussi Har,  gargouille malformée rejetée par la fourmillière et survivant dans les égouts et le Batteur, retraité de la fourmilière. Cette multiplicité des points de vue fait que l’on peut appréhender le système et l’époque dans sa globalité, ce qui m’a beaucoup plu. En effet, lorsqu’on découvre dans un livre un monde dystopique, j’aime bien connaître les détails du système et non pas juste en avoir des bribes. Ici, l’auteur a créé un système effrayant de cohérence où l’homme a anéanti toutes les espèces inutiles, où rien n’est fertile y compris l’homme lui-même puisque les humains sont créés en laboratoires. Ces humains, qui ne connaissent pas la lumière du jour, vivent entassés dans des villes souterraines durant leur courte vie d’une trentaine d’années. Cependant, l’espoir subsiste puisque d’autres humains « primitifs » existent toujours, luttant contre ce système. Espoir vain ou non, je vous en laisse la surprise.

J’ai également apprécié le rôle que joue les machines (appelées maches) dans ce livre. Alors qu’habituellement, leur rôle est assez négatif, ici elles sont dotées de sentiments et sont complètement dévouées à l’homme. Rorqual Maru, vaisseau doté d’un cerveau, devient ainsi un allié de poids pour les rebelles.

Je terminerais par la présence de notions de biologie et de technologie très intéressantes, sans être pour autant trop compliquées à suivre. L’auteur, qui est aussi biologiste, a réussi le pari de parler de son travail tout en faisant une belle histoire très originale, qui vous tiendra en haleine tout le long de la lecture.

Du côté des challenges