Littératures de l'imaginaire

La huitième fille – Terry Pratchett

Pourquoi ce livre ?

ça faisait longtemps que j’avais envie de me mettre à lire Les Annales du Disque-Monde, alors quand j’ai vu qu’ils étaient à ma bibliothèque je n’ai pas hésité ! Je n’ai pas encore parlé des deux premiers tomes, mais aujourd’hui c’est une lecture commune avec Karine de Mon coin lecture qui m’amène à vous parler directement du 3e tome. Mais ne vous inquiétez, les tomes étant indépendant, vous pouvez lire sans crainte ce billet !

De quoi ça parle ?

4e de couverture : « Sentant venir sa mort prochaine, le mage Tambour Billette organise le legs de ses pouvoirs, de son bourdon, de son fonds de commerce. Nous sommes sur le Disque-Monde. (Vous y êtes ? Nous y sommes.) La succession s’y opère de huitième fils en huitième fils. Logique. Ainsi procède le mage. Puis il meurt. Or il apparaît que le huitième fils en cause est… une fille. Stupeur, désarroi, confusion : jamais on n’a vu pareille incongruité. Trop tard ; la transmission s’est accomplie au profit de la petite Eskarina. Elle entame son apprentissage sous la houlette rétive de la sorcière Mémé Ciredutemps… »

Qu’est-ce que j’en pense ?

J’ai passé un très bon moment avec ce livre !

Terry Pratchett a écrit un livre très amusant, on ne peut s’empêcher de pouffer ou du moins sourire à la lecture de certains passages.

Bon parlons du contexte : qu’est-ce que le Disque-Monde ? Comme son nom l’indique, le Disque-Monde est plat, ce qui entraîne une géographie assez délirante, puisque Pratchett a voulu clairement ancrer son monde en imaginant toutes les conséquences de ce monde (comment se lève le soleil, où va l’eau…). Ce n’est pas juste un univers pour faire un joli décor comme on pourrait parfois le déplorer dans certains livres. Mais revenons-en à notre disque. Celui-ci est porté par quatre éléphants et le tout est porté par une tortue géante qui nage dans l’espace. Donc quelque chose à la fois d’assez délirant mais aussi complètement tributaire des anciennes cartes du monde.

Je vous ai planté le décor, voyons maintenant un brin de quoi ça parle. La huitième fille est le premier tome du cycle des sorcières du Disque-Monde donc on nous parle ici de magie. La notion de magie qui doit être contrôlée sous peine de problèmes est aussi dans la lignée de la fantasy classique. Mais ici le fait que les personnages soient étranges ajoute un caractère inédit à l’intrigue. Ici pas de morts (enfin il y la Mort un de mes personnages préférés mais elle ne tue pas grand monde) et la violence tient plus de la farce que de la tragédie. On passe donc un très bon moment en compagnie des deux personnages principaux.

Le style de Pratchett n’est absolument pas linéaire, dans le sens où il y a énormément de digressions dans l’histoire, principalement pour placer un bon mot. Cela déroute au début car il faut absolument resté très concentré si on ne veut pas décrocher de l’histoire, mais heureusement au troisième tome on s’est habitué. Mais je pense que cela peut perturber la lecture de bon nombre nombres de gens et je le déconseille en période de fatigue intellectuelle. Mais essayez et persistez vous ne le regretterez pas, je vous assure !

En une phrase :

A quand la lecture du tome 4 ?

Du côté des challenges